Le droit d’y croire

Ce samedi, le XV de France a relevé la tête et a montré un tout autre visage face à l’équipe d’Ecosse. Les Bleus ont su répondre aux critiques qui les enterraient vivants et se sont imposés au Stade de France 27 à 10 avec le bonus offensif, face à un public qui a largement répondu présent. 

La jeunesse Française étincelante face à une équipe d’Ecosse diminuée. Anne Christine POUJOULAT / AFP

C’est la réaction que l’on attendait tous. Après les deux défaites des Français lors des derniers matchs du Tournoi des 6 nations, le XV de France, sujet à de nombreuses critiques, a su se remettre en question. Le sélectionneur, Jacques Brunel a opéré plusieurs changements, uniquement « sportifs » selon ses dires. Les anciens ont laissé la place aux jeunes, remplis d’insouciance et d’envie de bien faire, à l’image de la toute nouvelle charnière : Antoine Dupont associé à Romain Ntamack. 

Les difficultés de concrétisation en première mi-temps des Bleus

Lors des premières minutes de jeu, le ballon est Ecossais, mais le XV de Chardon se heurte à la défense française qui fait bloc et ne rompt pas. Après plusieurs changements de main, c’est Antoine Dupont qui arrache le ballon des mains Ecossaises, et l’envoie rapidement vers l’extérieur. Le jeu est rapide, et c’est finalement en bout de terrain, sur l’aile droite que Damian Penaud franchit la ligne. L’arbitre a un doute et demande la vidéo. Après plusieurs ralentis, l’essai est finalement refusé pour une faute de main avant la dernière passe. Mais les Bleus montrent qu’ils sont présents et marquent psychologiquement leurs adversaires du jour. Quelques minutes à peine après, les Ecossais ont le ballon, se dégagent de leur camp par un jeu au pied, mais le ballon reste dans le terrain. Thomas Ramos est bien placé et amorce une relance de 80 mètres. Une passe plus tard, c’est Antoine Dupont qui récupère le ballon à quelques mètres de l’en but, puis sert Romain Ntamack qui n’a plus qu’à aplatir derrière la ligne. Les jeunes sont à l’honneur sur ce premier essai, et Thomas Ramos passe la transformation. Le score est de 7 à 0 (15ème minute). Sur le coup de renvoi, les Ecossais se mettent à la faute et permettent à Thomas Ramos de rajouter 3 points de plus pour la France, 10 à 0 (18ème minute). Pleins d’entrain, les Français se mettent à la faute plusieurs fois et écopent de deux pénalités consécutives. La première tentative est manquée par Greig Laidlaw, qui se rattrape sur la deuxième pénalité et permet à l’Ecosse de marquer ses premiers points : 10 à 3 (26ème minute). Une nouvelle faute Française est sifflée par l’arbitre, et s’en est trop pour Monsieur Berry qui sort un carton jaune pour Yoann Huget (28ème minute). Pourtant réduit à 14, les Bleus continuent à jouer et à se créer de belles occasions. Après une erreur Ecossaise, les Bleus récupèrent le ballon dans les 22 mètres adverses, Romain Ntamack joue au pied pour Gaël Fickou qui termine dans l’en-but. L’arbitre du match demande à nouveau la vidéo pour une suspicion d’en-avant. L’essai est justement refusé après vérification vidéo, la passe est en effet en-avant (31ème minute). L’arbitre revient à un avantage pour les Bleus, Thomas Ramos tente la pénalité, mais elle passe à côté. Quelques minutes plus tard, Yoann Huget revient sur le terrain, le XV de France est à nouveau à 15, et n’a encaissé aucun point lors de cet infériorité numérique. Les Bleus rentrent au vestiaire sur le petit score de 10 à 3.

Une deuxième mi-temps pour tout effacer

Le Bleus ont tiré des leçons des dernières rencontres et ne souhaitent pas reproduire les même erreurs. Dès l’entame de la seconde période, le XV de France se montre au niveau international et sur le coup d’envoi les Bleus jouent, se font des passes. Mathieu Bastareaud tape par dessus au pied pour lui même, puis le ballon sort sur l’aile de Yoann Huget qui n’a plus qu’à aplatir dans l’en-but. La transformation de Thomas Ramos est manquée, le score à 15 à 3 (43ème minute). Durant toute la seconde période, la possession est Française et les initiatives aussi. Les Bleus mettent à mal la défense Ecossaise qui plie mais ne rompt pas. On retrouve les Bleus à quelques centimètres de la ligne d’en-but plusieurs minutes après le second essai. Sur un regroupement Ecossais sur la ligne, Gaël Fickou passe par dessus tout le monde pour aplatir le ballon qui est déjà dans l’en-but. L’arbitre demande la vidéo mais l’essai est de nouveau refusé car le ballon a été contrôlé par un joueur Ecossais avant que Gaël Fickou n’aplatisse. Mais ce n’est pas fini, puisque le jeu va reprendre avec une mêlée à 5 mètres. La mêlée Française domine très largement et progresse. Grégory Alldritt ramasse le ballon et se jette derrière la ligne. Cette fois pas de vidéo, aucun doute, l’essai est validé. La transformation est manquée par Baptiste Serin qui a fait sa rentrée il y a quelques minutes. Le score est de 20 à 3 (75ème minute). Les Ecossais sont piqués et répliquent sur le coup de renvoi. Ali Price s’ouvre une porte et file sous les poteaux sans personne. Adam Hastings réussit la transformation et permet à l’Ecosse de revenir à 20 à 10 (78ème minute). Le temps réglementaire est terminé mais les Ecossais ont le ballon et veulent aller chercher le bonus défensif. Suite à une faute au sol, les Français gagnent d’une pénalité. Ils cherchent la touche, mais le ballon ne sort pas et les Ecossais relancent. Finalement la pression s’inverse et se sont les Français qui ont de nouveau une pénalité. Cette fois la touche est trouvée et sera jouée. Les Français ont décidé de se racheter auprès de leur public, et veulent aller chercher le bonus offensif, même au delà de la 80ème minute. Ils se retrouvent avec une mêlée Française à quelques centimètres de la ligne. La mêlée avance, et c’est tout le XV de France et tout le Stade de France qui pousse derrière les Bleus. C’est finalement Grégory Alldritt qui inscrit son doublé et libère la France avec ce 4ème essai, signe de bonus offensif. Baptiste Serin transforme l’essai, et le score final est de 27 à 10 (89ème minute). 
A la fin de la rencontre le public est en transe et les joueurs ont le sourire. Des moments de joie sont partagés dans les vestiaires Français, des scènes que l’on avait presque oublié. 

Un commentaire sur “Le droit d’y croire

  1. Didier

    Maintenant le révélateur de Lansdowne road… Dublin nous voilà !

    J'aime

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